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Le MANIDEM : Héritier de l'UPC, bâtisseur de la Nouvelle Indépendance

Le Mouvement Africain pour la Nouvelle Indépendance et la Démocratie (MANIDEM) est un parti héritier de l’Union des populations du Cameroun (UPC). Notre existence et nos choix ne peuvent se comprendre en dehors de cette filiation. Créé le 3 mars 1995 à Douala par des militants upécistes tentant de remettre en selle l’UPC légitime après l’interdiction coloniale de 1955 et 40 ans de lutte clandestine, le MANIDEM a été mis en place pour régler le problème de la confiscation du sigle UPC par le gouvernement néocolonial de Yaoundé et ses affidés.

Notre parti a repris et actualisé les principales revendications de l’UPC : libération du joug colonial (devenu néocolonial par l’installation d’un pouvoir au service de l’étranger) et justice sociale. C’est en ce sens que nous réclamons la Nouvelle indépendance, la première étant purement formelle pour continuer à piller le pays sous le couvert de dirigeants fantoches.

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C’est pour cela que nous voulons la Démocratie qui est la forme de gouvernement permettant de répondre aux problèmes du plus grand nombre que sont : la santé, l’éducation, la sécurité, l’éducation de qualité, des emplois décents. Nous reprenons donc les méthodes upécistes de mobilisation populaire pour rassembler les Kamerunais autour de ces idéaux. Le MANIDEM a ainsi organisé les contestations dans la rue dans le cadre de l’affaire des neuf disparus de Bépanda enlevés et assassinés par le gouvernement de Yaoundé en 2000 qui a réprimé dans le sang notre action.

Nous avons aussi protesté y compris par des manifestations de rue contre les privatisations de l’eau et de l’électricité, du chemin de fer, etc. Nous avons dénoncé dans des campagnes anti-tribalisme les menées de certains acteurs sociaux et politiques. Le MANIDEM fut à la tête de la protestation contre l’attaque de la France contre la Côte d’Ivoire entre 2000 et 2011. Depuis l’émergence de groupes armés sécessionnistes, le MANIDEM a été pratiquement seul dans l’opposition à revendiquer le dépôt des armes sans condition et le retour au projet d’union initial du Kamerun porté par l’UPC.

Les nombreuses positions du MANIDEM ne lui ont pas valu des fleurs. Pratiquement depuis la création de notre parti, nous avons été victimes d’une campagne insidieuse de calomnies tendant à faire croire que nous sommes au service du pouvoir. Ce qui a pesé lourdement sur notre capacité à nous faire entendre et surtout découragé nombre d’adhésion. Notre marque s’est cependant largement imprimée sur la vie politique du Kamerun à l’occasion de la présidentielle du 12 octobre 2025 où nous avons ressuscité l’Union pour le Changement, afin de proposer au peuple kamerunais, comme en 1992, un candidat de large consensus pour mettre fin au régime malfaisant du RDPC.

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Après l’élimination arbitraire de notre candidat que nous avons investi, Maurice Kamto, président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), le MANIDEM a réorienté sa machine de lutte avec une entente autour du candidat Issa Tchiroma Bakary qui a accepté sous la bannière de l’UPC2025 de conduire la campagne victorieuse à la présidentielle.